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L’article ci-dessous
avait été écrit en guise de réponse à M. Mbayabu. Il parut
sur un site internet le 12 Septembre 2000. Nul besoin de
ressasser le passé, mais le détail à retenir est que
certains propos avaient été avancés, et une réponse en toute
hâte était requise.
Patrick Munongo
5
Septembre, 2000
Réponse Tentative à M. Tshitenge.
M. Tshitenge Mbayabu, votre article intitulé "la logique
tribale" porte un titre pertinent, qui décrit en trois mots
votre position. Il ne faut pas être sorti de M.I.T pour se
rendre compte que votre accusation sur le tribalisme des
autres, n'est qu'une image de votre idéologie. Permettez-moi
de vous informer que vous êtes tribaliste, monsieur, et
veuillez agréer ma sincère sympathie pour votre souffrance
et celle de ceux qui pensent comme vous. Je regrette que
vous ayez à consacrer autant d'énergie sur la Province du
Katanga et de ses leaders d'hier. Vous devriez focaliser
cette énergie sur une critique objective des leaders de
votre région, quelle qu'elle soit, et sur la cause présente
qui dépouille notre beau pays de ses ressources humaines et
minières. Peut-être que cette autocritique pourra améliorer
les choses dans votre région d'origine et dans notre pays
entier.
M. Tshombe et ceux qui étaient ses ministres, sans oublier
"son homme de confiance" (comme vous le dites) Godefroid
Munongo ne sont que des cibles faciles, dont vous vous
faites un plaisir à insulter et à dénigrer; surtout qu'ils
ne sont plus parmi nous. Je n'ai rien contre votre critique
de M. Tshombe, car il est démocratique de dire ce que l'on
veut sur les hommes politiques qui ont marqué l'histoire du
Congo, d'une manière ou d'une autre.
En tant que congolais, nous devrions encourager ces
principes démocratiques qui nous ont, pendant longtemps, été
refusés. J'ose croire que nous sommes d'accords sur ce
point. Mais c'est là la fin de notre adhésion idéologique.
Votre interprétation de l'histoire et des faits reflète un
parti pris sans égal et démontre une description des faits
bien biaisée.
M. Tshombe mérite d'être considéré parmi ceux qui ont
influencé la politique congolaise après l'indépendance. A
mon avis, Kasa-vubu et Tshombe, parmi tant d'autres,
devraient être reconnus comme héros, chacun selon son
mérite.
Nous ne devrions pas les considérer comme héros ethniques,
car ils nous appartiennent à tous. Vous accusez M. Tshombe
de beaucoup de choses, mais je n'ai lu nulle part dans votre
article une seule mention des crimes qui ont été causé par
certains contemporains de M. Tshombe, originaires d'autres
régions. Soyons équitables dans nos critiques, monsieur.
Vous devriez demander aux gens impartiales originaires du
Kasaï ce qu'ils pensent de certains leaders, et ils vous
éclaireront.
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Voyez-vous M. Tshitenge, il est très facile de retomber dans
le piège de la dictature, où vous voudriez imposer à une
grande partie de la population congolaise votre position
émotive, sans vouloir prendre en considération celle des
autres.
M. Tshombe était un grand homme, et ne cherchons pas à
effacer l'histoire de notre pays, comme Mobutu l'a essayé,
de vains efforts.
En
ce qui concerne M. Godefroid Munongo, une fois encore, vous
démontrez une connaissance petite de l'homme et des faits.
Ceux qui l'ont connu, ne pardonneraient pas une pareille
déficience, mise à jour par votre mémoire historique, et
encore moins votre falsification des faits précédant sa
mort.
Mais un homme imaginatif comme vous n'a certainement aucun
problème à inventer une histoire quand cela vous convient.
C'est le prix de la liberté d'expression, je suppose.
Premièrement vous dites que tout le monde a vu les images de
la mort de Lumumba. Ne pensez-vous pas que si c'en était
ainsi, on aurait déjà mis fin à ce "tsunami" de spéculation
et théorisation. Contrairement aux valves spéculatives que
vous ouvrez à votre gré, il y a des gens qui confirment
l'opposé de ce que vous avancez. Peut-être que le grand
cinéaste Oliver Stone aurait une place pour vous pour une
séance de "brainstorming". Ce que je veux vous dire, avec
respect monsieur, c'est que la vérité a déjà été divulguée,
mais certaines personnes, comme vous, continuent à accuser
M. Godefroid Munongo, sans relâche. C'est votre droit. Et
c'est également le mien et celui de ceux qui l'ont connu de
défendre sa mémoire.
Pour terminer, j'aimerais réfuter une autre de vos
inventions sur les faits précédant le décès de M. Munongo.
Il ne voulait en aucun cas "demander pardon" à la nation.
Pourquoi l'aurait-il fait? Pourquoi est-ce qu'un homme
innocent demanderait-il pardon? Etiez-vous présent? Est-ce
encore votre esprit imaginatif qui vous trahit? Se serait-il
confié à vous?
Voyons M. Tshitenge, M. Godefroid Munongo n'était pas sur le
point de demander pardon, au contraire, il était sur le
point de mettre fin à toutes ces spéculations et inventions,
auxquelles vous adhérez volontiers.
Je ne suis pas un internaute, mais les gens comme vous, M.
Tshitenge peuvent aider les plus récalcitrants envers la
technologie à évoluer, et à joindre le dialogue. Je vous en
remercie.
Malheureusement, M. Tshitenge, je ne suis pas un fanatique
du jeu de Ping-pong. Je n'ai pas l'intention de vous
répondre à chaque fois que votre imagination prolifique se
manifestera. Mais qui suis-je pour vous suggérer quoi que ce
soit? Vous êtes libre, et vous en avez déjà fait preuve.
A
bon entendeur, Salut!
Kalenga Patrick Munongo
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