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En 2007, j’ai écrit un
article intitulé « Le démantèlement des groupes rebelles, et
leur réintégration dans l’armée nationale ». Le but de cet
article était de faire la lumière sur ce qui se passe dans
le nord est de la RDC, les guerres, les atrocités, et le
déplacement interne des populations. Plus précisément, je
parlais des forces rebelles du général déchu Laurent Nkunda,
qui sont la cause majeure de ces evenements dans le Kivu.
Dans ce même article, je me suis étendu sur la nécéssité
d’organiser le désarmement de toutes ces armées hétéroclites
et de les réinserer dans l’armée nationale, afin que la paix
règne dans la RD Congo, surtout dans le nord est du pays.
Cela fut et reste une mission inachevée, bien qu’il y ait
d’autres éléments dans cet imbroglio congolais.
Depuis
2003, année où les accords de paix ont été signés avec les
parties belligérentes, la guerre a fait rage par
intermittence dans le nord est de la RD Congo. Des milliers
de gens ont été délocalisés, et sont obligés de
joindre des campements de fortune afin de survivre un
autre jour. Des centaines de femmes sont violées, humiliées,
et mutilées par les divers rebelles qui ont trouvé refuge
dans cette partie du Congo. Laurent Nkunda continue de tirer
profit de cette situation instable, et jouit des retombées
des exploitations minières illégales.
Nkunda
est derrière, directement ou indirectement, le déplacement
des milliers de gens dont les nerfs commencent à s’effriter.
Avec ruse, il compromet le gouvernement de Kinshasa, surtout
aux yeux de la communauté internationale qui, par mégarde,
empressement politique, ou ingérence paternaliste, voudrait
ressusciter l’idée malsaine de balkaniser le
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Congo.
Simple théorie de complot ou bien stratégie politique armée?
Toujours est-il que Nkunda met au jour les faiblesses de
l’armée nationale naissante, qui n’a pu,jusqu'à ce jour, en
finir avec la guerre. En défiant le Congo dans une guerre de
si longue haleine, le désir de Nkunda est de démoraliser peu
à peu la population du nord est, et de déstabiliser le
gouvernement en place.
Comme l’a
écrit si éloquemment Bertrand de Jouvenel, plus longue une
guerre, plus complet le déplacement d’influence. La RD Congo
est en train de subir un transfert systématique et
progressif d’influence dans le nord est. Si ce n’est un
transfert de pouvoir politique propre, la guerre a, à
certains égards, créée des ouvertures et des accés libres
aux resources naturelles qui echappent au gouvernement.
En 1962,
les Nations Unies usaient de toutes ses forces pour mettre
fin à la Sécession katangaise. Aujourd’hui, les forces
onusiennes nous disent qu’elles sont incapables de remettre
le calme au RD Congo, pendant que leur impuissance sert à
avancer l’agenda de M. Nkunda. Beaucoup de questions
persistent sur le rôle, jusqu’ici, lamentable des Nations
Unies, le financement de M. Nkunda, et le rôle que peut
jouer l’armée nationale. Et au sujet de la soi-disant
balkanisation du Congo, existe-t-elle vraiment, où est-ce
simplement une théorie du complot ? N’attendons pas que le
temps nous le prouve, nous risquerions d’en être déçu.
Plus longue la guerre, plus
complet le déplacement
d’influence. Mettre fin à la guerre dans le nord est
de la RD Congo, et sécuriser le territoire et les frontières
nationales, restent fondamentaux pour l’essor et la
souveraineté de notre pays.
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